formation numérique

MOOC eFAN FA – S2 – Formation numérique

Le numérique au service de la formation d’adultes et la formation se transforme.

Le numérique favorise l’individualisation des formations d’adultes puisqu’il permet d’adapter la formation aux besoins et au projet de chaque apprenant. Pour cela, il faut individualiser les objectifs, les moyens et les méthodes (Leselbaum Nelly).

L’objectif global étant d’accéder à l’autonomie des apprentissages.

Pour autant, autonomie et individualisation ne signifient pas isolement. Le collectif est très important car il permet de partager, d’échanger avec ses pairs et donc de s’enrichir. Le collectif stimule l’apprentissage et favorise la circulation des connaissances. Le collectif peut exister dans les formations classiques, mais le numérique permet d’ouvrir les portes de la classe et donc de s’enrichir davantage.

Le tutorat permet également de ne pas se sentir isolé et de ne pas se décourager.

Garder le contact pour garder la motivation.

Le formateur n’est plus celui qui détient et transmet le savoir. Son rôle est celui d’un facilitateur de l’apprentissage tour à tour :

  • accompagnateur
  • tuteur
  • guide
  • médiateur
  • personne ressources
  • évaluateur

 

Une super présentation sur l’accompagnement en formation

 

À distance, le terme d’accompagnement est essentiel. Le tuteur à distance accompagne l’apprenant dans son processus d’apprentissage, accompagne l’utilisation et l’appropriation du matériel technique, aide au développement des compétences, fait le lien entre les savoirs et l’apprenant, soutient et conseille dans l’organisation du travail, évalue les besoins et la progression.

Le rôle de l’enseignant se transformant, le numérique donne à réfléchir sur l’apprenance. L’enseignant ne forme plus les formés. Les apprenants se forment par eux-mêmes et sont en quête de savoirs, de moyens et de ressources pour atteindre les objectifs qu’ils se sont fixés.

Pour qu’une formation soit possible et pour qu’elle ait la chance de réussir, il faut que les apprenants veuillent apprendre, sachent apprendre et puissent apprendre.

L’enseignant/le concepteur d’ingénierie pédagogique doit alors comprendre ce « vouloir apprendre » par un positionnement initial des compétences et des connaissances et par la connaissance du projet de la personne qui entre en formation, comprendre la démarche du « savoir apprendre » et démultiplier les modalités pour répondre au « pouvoir apprendre ».

En effet, le numérique permet la multi-modalité :

  • se former où on peut et où on veut
  • se former quand on peut et quand on veut
  • se former comme on veut

Le numérique favorise donc l’autoformation puisqu’il n’y a plus de temps ni de lieu pour apprendre avec ou sans accompagnement.

Et si l’on auto-diagnostique ses besoins, que l’on définit ses objectifs d’apprentissage, que l’on identifie les ressources nécessaires pour apprendre, que l’on met en place les bonnes stratégies d’apprentissages et qu’on évalue son apprentissage, bref que l’on construit soi-même son environnement d’apprentissage personnel, alors le numérique permet l’auto-direction.

 

 

Le numérique vient-il renforcer, prolonger, faciliter les dispositifs de formation ?

De mon expérience personnelle en tant qu’apprenante, le numérique est idéal pour suivre une formation. N’ayant pas un travail avec des horaires fixes ni des congés prévisibles et devant être réactive aux offres professionnelles, je ne peux pas vraiment m’engager dans une formation en présentiel. Le premier point pour moi, c’est donc la facilité qu’offre le numérique d’apprendre où et quand je veux/peux. Mais la facilité est toute relative car l’utilisation des outils numériques pour une novice comme moi était et est encore une douloureuse expérience. Je perds beaucoup de temps à découvrir, comprendre, utiliser, tester les outils, me dire que mon niveau est vraiment bas, m’énerver, faire, défaire, refaire, chercher des tutoriels, de l’aide chez mes pairs via leurs blogs, leurs tweets. Il m’est encore difficile de rentrer en contact avec les autres via internet, peut-être parce que je pense que je n’aurais rien à leur apporter vu mon niveau.

Alors oui ! le numérique renforce les dispositifs de formation car aucune formation ne sera plus enrichissante que celle où on se noie dans l’information, où on apprend de façon empirique, où on crée tout en apprenant. Néanmoins, le risque de lâcher prise est grand. Dans mon cas, j’ai décidé de suivre des MOOCs pour compléter ma formation initiale, ma motivation est grande et je m’impose une certaine rigueur, un programme de travail. Pour des personnes peu motivées, pour qui la formation a été imposée par leur employeur, j’imagine que la vague d’informations reçue dès les premiers moments peut être décourageante. Dans ce cas-là, un tuteur me serait indispensable.

(Petite parenthèse en parlant de motivation, pour les enseignants de langues, une vidéo sur les stratégies de motivation dans le douzième numéro d’Agitox, le zapping de l’actu du FLE & du monde de l’éducation)

Enfin, selon moi, il s’agit du prolongement naturel des dispositifs de formation. La société, les échanges évoluent pourquoi pas la formation ?

Le prolongement sans doute, mais, j’espère, pas le remplacement. Nous ne sommes pas tous prêts ni assez préparés ni tous réceptifs au numérique. Comme certains ont une mémoire visuelle et d’autres auditive, peut-être que certains sont plus réceptifs aux formations classiques et d’autres aux formations numériques ?

 

Quelques ressources

  • Apprendre et former en environnement numérique

 

 

Apprentissage du numérique

Cette semaine nous avons appris que l’apprentissage du numérique est tout à fait possible et même recommandé pour les personnes peu qualifiées puisque la compétence numérique fait partie des compétences clés nécessaires à l’épanouissement personnel, l’intégration sociale et l’insertion professionnelle.

Mais seront-ils tous en mesure d’apprendre le numérique par le numérique ? Les publics que je rencontre parfois n’ont jamais touché d’ordinateur ou bien n’ont pas d’ordinateur à la maison ni de téléphone disposant d’un accès web.

Existe-t-il alors un référentiel des compétences numériques afin de positionner par niveau les apprenants à leur entrée dans la formation ?

J’ai recherché sur le net et voilà ce que j’ai pu trouver :

Référentiel de compétences Web (par Mozilla)

Référentiel des compétences informationnelles

Référentiel européen des compétences informatiques

 

Quelqu’un sait-il sur quoi on s’appuie dans le cadre de la formation numérique d’adultes ?

 

 

Être formateur d’adulte c’est aussi veiller.

Rechercher, analyser et sélectionner les informations pertinentes. Le but de la veille est de détecter et de faciliter les recherches documentaires.

Pour effectuer une bonne veille, il faut prendre le temps de bien définir son sujet de recherche.

Puis faire la recherche.

Pour ma part, j’ai découvert il y a peu Google alerte que je trouve très pratique. Une fois le sujet défini, on entre la requête et on reçoit régulièrement des alertes dans sa boite mail.

Dans le cadre du MOOC ITyPA, j’ai écrit un article concernant mon apprentissage sur la recherche, je vais être un peu feignante et mettre un lien : ICI

 

Petit mémo avec la présentation sur la veille pédagogique.

 

 

Ensuite, arrive la curation : sélectionner, éditer et partager les contenus les plus pertinents.

J’ai appris à utiliser deux outils de curation Scoop.it et Pearltrees :

 

 

 

Comment préparer un document pour le partager ?

 

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