télécollaboration

MOOC EFAN Langues – S2 – La télécollaboration

La télécollaboration est un moyen d’apprentissage qui existe depuis une trentaine d’années.

Il s’agit d’échanger et de travailler ensemble – individuellement ou en groupe – via les outils de communication mis à notre disposition. Les outils peuvent être aussi bien le téléphone qu’Internet.

Internet offre alors différents canaux :

  • écrit = courriel, forum, chat
  • oral = audio ou vidéo : visioconférence ou baladodiffusion (podcasting, mais le mot français est tellement joli !)

et permet de varier la temporalité : échange synchrone ou asynchrone. Ce dernier semblerait être plus facile à mettre en place, notamment quand il y a un fort décalage horaire.

La télécollaboration permet de développer différentes compétences :

  • numériques
  • langagières
  • interculturelles
  • professionnelles

Ce qui est intéressant avec ce moyen d’apprentissage c’est que les acteurs se trouvant de part et d’autre (les partenaires) peuvent ne pas avoir les mêmes objectifs d’apprentissage ni les mêmes compétences à développer.

La télécollaboration est toujours d’un échange gagnant-gagnant.

 

Les atouts de la télécollaboration sont :

  • Ouvrir sa pratique de la langue : sortir de la classe.
  • Avoir une communication authentique. Quelle soit sur le mode monolingue, bilingue ou multilingue, il s’agit d’une communication que l’on peut rencontrer dans la vie réelle quand on parle à un étranger.
  • Participer à un projet vivant qui va évoluer.

Concernant le premier atout, il faut préciser qu’il ne s’agit pas simplement de proposer aux apprenants d’apprendre en dehors de la classe de manière autonome et optionnelle.

Pour que la télécollaboration réussisse, il faut qu’elle s’inscrive dans le cadre du cours. En effet, l’autonomie ça s’apprend et de nombreux problèmes peuvent survenir si l’enseignant ne pilote pas ce projet.

Ainsi, le suivi, l’articulation télécollaboration/cours permet d’éviter les incompréhensions – d’ordre pragmatique – lors des échanges qui peuvent engendrer des blocages, le renforcement de certains stéréotypes négatifs.

L’enseignant doit donc en amont ou en aval revenir sur les échanges et trouver des tâches qui permettent de transformer les représentations initiales et les comportements.

L’enseignant tient donc un rôle essentiel dans le projet. C’est lui qui planifie le projet, qui coordonne les échanges, articule le projet, explique, donne les consignes, apporte une aide technique, un soutien et aussi encourage les apprenants qui peuvent être déstabilisés.

Et bien sûr, il évalue. L’évaluation inscrit totalement le projet dans le cours. Il est possible d’évaluer différents points.

Par exemple, pour l’apprentissage d’une langue :

  • les progrès langagiers
  • la participation
  • la qualité de la tâche réalisée
  • la qualité de leur réflexion

Concernant le dernier atout, pour que le projet soit vivant il est nécessaire de proposer des tâches à réaliser afin de donner du sens et une orientation aux échanges.

Ces tâches peuvent être plus ou moins complexes :

  • échanges d’information
  • discussion d’opinions
  • analyses de documents

Un projet qui vit est aussi un projet que l’on ne peut pas toujours contrôler. Il peut toujours y avoir des imprévus car l’on fait appel à la technique et à l’humain. C’est pourquoi il faut rester modeste dans ses premiers projets.

Enfin, pour limiter les imprévus, il est important que les partenaires communiquent sur leurs objectifs, leur programme, leur disponibilité, leur progression, … Il est possible de mettre en place un agenda ou un journal de bord visible pas tous.

 

Voici quelques sites de télécollaboration :

 

Voici un bon résumé du cours suivi :

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